didou : J'ai bien plus que 100 000 euros dans une seule banque. Est-ce risqué ? Dois-je de suite transférer une partie vers une autre banque ? Et laquelle ?
Anne Michel : L'Etat a dit qu'il viendrait en aide aux banques en difficulté, par exemple en organisant leur adossement à un établissement plus solide ou s'il le faut, en les nationalisant ! Cela garantit la protection des épargnants et, a priori, tous les dépôts seront garantis. Cette garantie d'Etat est donc très supérieure à ce que prévoit la loi.
Cela dit, si l'on s'en tient aux textes, – une loi de 1999 adoptée sur fond de traumatisme créé par le Crédit lyonnais –, la garantie des dépôts est plafonnée à 70 000 euros par compte en espèces et autant pour les avoirs en titres.
Ces garanties, parmi les mieux-disantes en Europe, sont régies par le Fonds de garantie des dépôts. Si celui-ci n'est doté que de 1,7 milliard d'euros à ce jour, il affirme qu'il pourrait lever des fonds supplémentaires en cas de faillite bancaire auprès de ses adhérents-cotisants (les banques).
Pour bénéficier de la meilleure protection de leurs dépôts, certaines personnes ouvrent plusieurs comptes dans différentes banques.
Martin_2 : A-t-on déjà observé en France des mouvements de panique des clients qui retireraient leurs dépôts ?
Anne Michel : Non, pas encore mais les inquiétudes vont croissantes. Les autorités politiques et bancaires multiplient les messages rassurants à l'adresse des Français pour éviter justement de tels "bank runs".
Imaginons qu'une méchante rumeur atteigne une banque qui résiste pourtant à la crise et déclenche des retraits bancaires massifs, ce serait la catastrophe pour cet établissement, qui s'en trouverait pour le coup en réelle difficulté.
banalitude : Lorsque les Banques centrales injectent des liquidités pour calmer les craintes interbancaires, cela ne revient-il pas à faire marcher "la planche à billets" et au final à dévaluer la valeur de l'argent, donc à nous appauvrir ?
Anne Michel : En fait, non. Ces injections de liquidités par la BCE permettent aux banques de tenir le coup – car les banques ne se prêtent plus du tout d'argent entre elles – mais l'argent ainsi mis à disposition est remboursé. La planche à billets n'est pas actionnée.
xzor : En cas de réel problème, pensez-vous que l'Etat français va pouvoir rembourser les placements épargne des ménages comme en Allemagne ? En a-t-il les moyens ?
Anne Michel : Les banques françaises vont pour l'instant mieux que leurs concurrentes allemandes. L'Etat n'est donc pas convaincu qu'il faille garantir a priori et de façon globale les dépôts et les dettes des banques. D'autant que cela reviendrait à inciter les banques à se décharger de leurs mauvais actifs sur l'Etat.
olive : Si le gouvernement français avait à choisir... quelle banque ou compagnie d'assurance sauverait-il en priorité ?
Anne Michel : Plus une banque est grosse, plus elle possède de clients et d'importance pour le financement de l'économie, plus elle a de chance d'être soutenue par l'Etat. Mais le gouvernement a affirmé qu'il ne laisserait aucune banque faire faillite.
CHRIS66 : Selon vous, combien de temps risque de durer cette crise ?
Anne Michel : La crise sera durable et sans doute faut-il convenir que le pire n'est pas passé, en dépit des propos hâtifs tenus il y a deux mois. La crise financière stricto sensu est à son paroxysme et il faut espérer que les mesures d'assainissement et de restauration de la confiance (plan de sauvetage américain à 700 milliards de dollars, garantie des dépôts etc.) produiront leurs effets. Mais la transmission de la crise à l'économie réelle s'enclenche.
Le gouvernement va multiplier les interventions pour empêcher qu'un credit crunch – raréfaction soudaine du crédit – n'asphyxie l'économie et n'entrave la croissance des entreprises et la consommation des ménages.
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israel= terroristes
Occident=Complice
Honte a vous, défenseur de la démocratie
QUE GAZA SOIT LE TOMBEAUX DE SES ENNEMIS
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