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Vieux 02/08/2008, 18h05   #2 (permalink)
djamal 2008
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Envoyé par yanate Voir le message
Quatre jours après le discours du président de la République samedi devant les maires durant lequel il avait dénoncé les investissements spéculatifs des groupes étrangers, le conseil du gouvernement a annoncé aujourd’hui une série de mesures concernant l’investissement en Algérie. La plus emblématique concerne l’introduction d’un contrôle de l’Etat sur « les « transferts d’investissements » des groupes étrangers. Comprendre : quand un groupe étranger investit en Algérie, l’Etat algérien aura désormais un droit de regard sur toute opération de cession totale ou partielle de cet investissement à un autre opérateur étranger.

Si par exemple, Orascom Telecom décidait de vendre sa filiale de téléphonie mobile Djezzy à France Télécom, le gouvernement pourrait s’opposer à l’opération, même dans le cas où cette dernière est effectuée dans le cadre d’une OPA globale du groupe français sur l’égyptien. Cette mesure n'est pas inédite : la Commission européenne a un droit de regard sur l’ensemble des opérations financières en Europe, avec le pouvoir de bloquer d’importantes fusions internationales.

L’annonce de cette mesure semble constituer une réponse à l’opération de vente, fin 2007, de deux cimenteries algériennes appartenant à l’égyptien Orascom Cement au français Lafarge dans le cadre d’une transaction globale entre les deux groupes. Samedi dernier, devant les maires, le président Bouteflika avait fait allusion à l’opération en évoquant un investisseur qui débourse 700 millions de dollars puis quitte le pays deux ou trois plus tard avec une plus value de 2 milliards, sans rien laisser à l’Etat. Ces chiffres correspondent aux détails de l’opération de vente d’Orascom Cement à Lafarge révélés le 5 juillet par toutsurlalgerie.com.

L’initiative du gouvernement est également destinée à limiter les investissements spéculatifs. Certains groupes, à l’image d’Orascom, profitent en effet de leur position en Algérie où ils se développent dans plusieurs domaines pour se lancer dans des secteurs qui ne font pas partie de leur cœur de métier – c’était le cas avec le ciment- avant de céder leurs activités à des opérateurs étrangers. Autrement dit, ils vendent une sorte de droit d’accès au marché algérien, prometteur mais difficile à pénétrer notamment pour des raisons de blocages bureaucratiques ou de corruption.

TSA

ça me rejouis, trop top l'article
Où est le problème ici? Où bien on se lance vers une économie de marché et on laisse faire les choses sans intervention de l'Etat ou bien on nationalise. Il ne faut pas vendre et regretter plus tard quand quelqu'un d'autre aura vendu et récolter un bénéfice. A moins qu'on vende les biens de l'Etat au dinar symbolique pour que certains bénéficient au détriment du public en général.
djamal 2008 est déconnecté   Réponse avec citation