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Vieux 23/07/2008, 17h41   #1 (permalink)
jahid
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Par défaut Arrestation d'un fils de Kadhafi: premières représailles de Tripoli contre Berne

Arrestation d'un fils de Kadhafi: premières représailles de Tripoli contre Berne

La Libye a menacé mercredi la Suisse de représailles après la brève détention la semaine dernière d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi à Genève, brandissant notamment l'arme du pétrole pour obtenir des excuses de Berne.


Les bureaux des groupe alimentaires helvétique Nestlé et helvético-sudédois ABB ont été fermés et leurs responsables placés en garde à vue en Libye, a appris l'AFP mercredi de sources concordantes.

Le bureau de la représentation de Nestlé en Libye a été fermé et son responsable, un ressortissant égyptien, placé en garde à vue durant plusieurs heures, selon l'agence de presse suisse ATS.

Le groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB a également annoncé que ses locaux à Tripoli avaient été fermés et qu'un employé suisse était détenu par les autorités libyennes, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Premier fournisseur de pétrole à la Suisse, la Libye pourrait stopper ses exportations de brut, selon un responsable des Comités révolutionnaires, épine dorsale du régime Mouammar Kadhafi, en réaction à l'arrestation le 15 juillet de Hannibal Kadhafi.

La rupture des relations diplomatiques et le départ des sociétés helvétiques de son territoire figurent aussi parmi les mesures envisagées, a-t-il dit à l'AFP sous couvert de l'anonymat, alors que quelques dizaines de membres de ces comités manifestaient leur colère devant l'ambassade de Suisse à Tripoli.

Les manifestants ont remis à l'ambassadeur suisse un communiqué menaçant la Confédération de représailles si elle ne présente pas des excuses officielles au peuple libyen et au colonel Kadhafi.

Le communiqué dont l'AFP a obtenu une copie, dénonce un "comportement hostile" et considère que l'arrestation de Hannibal Kadhafi, était un "crime odieux et un dangereux précédent", ainsi qu'une atteinte à "l'honneur, à l'histoire et à la liberté du peuple libyen".

Il ne précise pas les "mesures sérieuses à l'encontre de la Suisse et de ses relations avec la Libye", mais annonce qu'à défaut d'excuses officielles de Berne, la manifestation de mercredi ne serait qu'un début "d'une action révolutionnaire et populaire nationale et internationale" à l'encontre des "intérêts de la Suisse" en Libye et dans les pays amis partout dans le monde.

"Nous n'avons cherché à aucun moment à blesser les sentiments du peuple libyen", a dit l'ambassadeur de Suisse à Tripoli, Daniel Von Muralt, dans une déclaration à la presse et à des représentants des comités révolutionnaires.

Il a par ailleurs confirmé l'arrivée mercredi d'une délégation suisse à Tripoli, annoncée auparavant par le ministère helvétique des Affaires étrangères pour tenter d'apaiser la tension entre les deux pays.

Une autre manifestation devant l'ambassade suisse est également prévue jeudi pour dénoncer les "mauvais traitements" infligés à Hannibal Kadhafi par la police suisse, selon les organisateurs.

Alors que ses médias n'ont pas fait mention de cette affaire, Tripoli n'a pas accordé de répit à Berne. Elle a pris dès le 17 juillet "des mesures de rétorsion préoccupantes" envers les ressortissants suisses et les intérêts de la Confédération en Libye, selon le ministère helvétique des Affaires étrangères.

Les liaisons aériennes entre les deux pays ont été réduites, deux ressortissants helvétiques sont en garde à vue depuis samedi et les entreprises suisses en Libye ont reçu un ordre de fermeture.

Le chargé d'affaires libyen en Suisse a été par ailleurs rappelé et les autorités libyennes ont suspendu l'octroi de visas aux ressortissants suisses, a indiqué le ministère.

Hannibal Kadhafi, le quatrième fils de Mouammar Kadhafi, et sa femme avaient été arrêtés le 15 juillet à Genève, à la suite d'une plainte de deux employés de maison qui les accusent de les avoir frappés.

Ils avaient été libérés deux jours plus tard après le versement d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros).

Hannibal qui accuse la police de l'avoir maltraité lors de son interpellation, était connu notamment pour ses frasques à Paris où il a été poursuivi en 2005 pour des violences sur sa compagne et interpellé en 2004 pour avoir dévalé les Champs-Elysées à 140 km/h au volant de sa Porsche.

Agé de 32 ans, il dirige la très juteuse société libyenne de transport maritime qui détient un quasi-monopole sur le transport du brut.

Sa soeur, Aïcha Kadhafi, avait affirmé la semaine dernière à Genève que l'intervention de la police était "illégale" et motivée par des comportements racistes contre les Arabes.

AFP DU 23/07/08
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