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Vieux 03/02/2008, 15h28   #6 (permalink)
Zinou
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Les algériens ont une méfiance viscérale vis-à-vis de toute opposition qui pourrait émaner de l'étranger, quelle que soit sa couleur. Même Aït Ahmed l'a compris depuis longtemps et bien que résident à l'étranger, il a fait le choix de construire un parti d'opposition en Algérie et d'activer dans la légalité, malgré les contraintes et les embûches.
Ces gens là ne réussiront pas pour mainte raisons:

1- Bouteflika a été élu démocratiquement, du moins dans les formes, et quoi qu'on dise de ses méthodes, qui sont pour le moins autoritaires et très contestables, il demeure éloigné du qualificatif de dictateur. Sans jeu de mot aucun, moi je le qualifierais de demi-dictateur.
2- Le régime algérien dns son ensemble reste puissant et cohérent, malgré les contradictions qui l'émaillent. Il ne s'est pas éffondré durant les années 93,94,95,96,97, qui étaient les pires moments pour le régime, sous toutes les lattitudes; par ailleurs et d'abord, c'étaient des moments très pénibles pour le peuple algérien.
3- L'état d'esprit des algériens s'est considérablement transformé tout au long de ces 15 dernières années. La soif de démocratie reste intacte, mais les islamistes en général et les radicaux d'entre eux en particulier, ont énormement perdu du terrain. Leur influence s'est réduite comme une peau de chagrin. Toute démarche politique qui émanerait de quelqu'un qui aurait eu un passé de radical islamiste, à fortiori, un ancien du fis, est frappée de suspiscion. Un recrutement ponctuel et circonscrit est possible, mais de là à prétendre construire une force agissante ds la durée et à l'échelle nationale...
[size="3"]Cela dit, historiquement, le courant islamiste, de façon générale, bénéficie d'un traîtement de faveur de la part du pouvoir pour des raisons de survie; il est instrumentalisé face au courant laïco-démocrate; ce dernier est jugé par le pouvoir comme plus dangereux pour sa survie. Indépendemment de cette alliance avec les tenant du pouvoir et de cette instrumentalisation, ce courant ne survivrait que marginalement au sein de la socièté[/SIZE].

Si un homme de la stature d'Aït Ahmed, avec toute son expérience, l'aura et le crédit que lui confère son parcours nationaliste et avec tous les relais dont il dispose dans les milieux internationaux, n'a pas réussi à ébranler le régime et ce, dans des moment où celui-ci était considérablement affaibli, je ne vois pas comment quelque apprentis politicards pourraient le faire aujourd'hui.
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