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Vieux 03/02/2008, 12h15   #2 (permalink)
ABSO
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Il se pourrait que tous les peuples ne soient faits pour le style démocratique occidental et du temps de Boumediene, les Pieds-Nickelés de la nébuleuse Al-Rachad auraient été assassinés qu'importe où ils résidaient par le monde.
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(Suite de l'article)

Les ingrédients sont donc réunis pour battre le rappel des troupes. En deux mois d'existence, Al-Rachad affirme être fort d'un millier d'adhérents algériens, et d'une bonne poignée d'exilés de l'intelligentsia. Le mouvement politique mijote «une action civique symbolique», où il orchestrerait des grèves massives qui paralyseraient le pays et contraindraient le pouvoir à composer avec ses revendications. Voire à "abdiquer".

Pourtant, derrière "ces voies non violentes" que Rachad prône, se cache un passé lourd d'activisme islamiste. Mourad Dhina est en effet une figure de proue des fondamentalistes algériens. Après la dissolution et l'interdiction du Front islamique du salut (FIS) en 1992, il se réfugie à Saint-Genis-Pouilly, aux portes de Genève dans l'Ain. Deux ans plus tard, il est soupçonné de trafic d'armes par la France. Il prend alors la poudre d'escampette en Suisse où sa demande d'asile est rejetée à deux reprises. Entre 2002 et 2004, il devient néanmoins responsable du bureau exécutif du FIS à l'étranger. Depuis 1995, il est ainsi toléré sur le territoire helvétique, grâce à une admission provisoire qui s'éternise. Privé de passeport par les autorités algériennes, il est condamné à arpenter les 26 cantons. Lui, sa femme, et ses six enfants, dont cinq sont nés ici.

Dans un français irréprochable, l'ex-leader par intérim se défend de relayer tout discours propagandiste. Mais il confesse volontiers entretenir des liens «quasi permanents» avec le leader historique du FIS, Abassi Madani, et son bras droit Ali Belhadj, qui ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb.

Quelle influence s'apprête à exercer Al-Rachad, et en tirant quelles ficelles? Une plateforme euro-atlantique chargée de surveiller les cellules islamistes dormantes ayant une vitrine sur Internet garde un œil attentif sur le mouvement. Pas de commentaire du côté de l'ambassadeur algérien à Berne, qui réclame néanmoins ponctuellement à la Confédération l'extradition de Mourad Dhina, condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle. Quant à la Police fédérale, elle explique laconiquement: "Le groupement d'opposition politique est connu de nos services (ndlr: Service analyse et prévention de lutte contre le terrorisme), mais pour l'instant, on ne décèle aucun lien avec des actes extrémistes violents."

Source:Le Temps - recherche
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