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Vieux 03/02/2008, 11h54   #1 (permalink)
ABSO
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Par défaut Faut-il en finir avec la dictature de Bouteflika?

Bonjour,

Certains sont prêts à en découdre avec la pseudo-démocratie algérienne, mais une formation de gigolos comme Al-Rachad peut-elle être la solution?

A votre Avis?
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"En finir avec la dictature de Bouteflika"

ALGERIE. Des dissidents exilés en Europe, notamment en Suisse, se fédèrent pour tenter de renverser le régime en place à Alger. Parmi eux, d'anciens islamistes radicaux poursuivis par la justice de leur pays. Enquête

Al-Rachad, «Le bon sens», mouvement politique fondé par des Algériens réfugiés en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, a été lancé le 18 avril depuis Londres. Le groupuscule veut renverser le président Abdelaziz Bouteflika et son régime. Pour parvenir à ses fins, il drague aussi bien des sympathisants islamistes (MSP, ex-Hamas algérien) que des membres du FLN (ex-parti unique) ou du FFS (socialiste). Et il s'adresse tant à la diaspora qui a jeté l'ancre en Europe qu'aux résidents cantonnés en Algérie.

Le mouvement - et non le parti - aspire à un "Etat de droit et à la bonne gouvernance", et propose "au peuple algérien une alternative pour un changement radical du système politique". Trois des cinq membres fondateurs vivent en Suisse: Abbas Aroua enseigne à la Faculté de médecine de Lausanne; Mourad Dhina est un ancien collaborateur du CERN et de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich; Rachid Mesli travaille pour l'organisation arabe des droits de l'homme Al-Karama à Genève.

Leur charte dénonce "la façade civile" d'un gouvernement contrôlé par «l'oligarchie militaire» et fustige la dislocation sociale et la crise économique qui gangrènent l'Algérie. Les dissidents récusent la "dictature de Bouteflika": le parlement est réduit à «une simple chambre d'enregistrement», et les institutions sont "asservies" à la Direction des renseignements et de la sécurité (DRS), service de l'armée nationale et colonne vertébrale du pouvoir.

En attendant, la campagne de recrutement bat son plein et Al-Rachad envisage de se doter de sa propre chaîne télévisée. Directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève, l'Algérien Hasni Abidi souligne: "C'est la première fois que des islamistes influents s'ouvrent autant. C'est bon pour leur image. C'est donc un moyen de recruter le plus possible." A Londres, Mohamed Larbi Zitout, pilote du projet d'Al-Rachad, résume sans détour son objectif: «Nous pensons organiser une sorte d'Intifada, de manifestation nationale [...]. Il y aura toujours un prix à payer. L'Algérie, ce n'est pas la Géorgie, on ne peut pas réussir une révolution qu'avec des fleurs."

Source: Le Temps, Mardi 26 juin 2007
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